Immobilier à l’impôt sur le revenu (IR) ou à l’impôt sur les sociétés (IS)

Dirigeant d'entreprise
| 13/01/2026

Investir à l’IR ou à l’IS : impacts sur la trésorerie et la fiscalité

Investissement à l’IR (impôt sur le revenu) :

  • La trésorerie mobilisée pendant la phase d’acquisition est plus importante, car le remboursement en capital de l’emprunt n’est pas déductible fiscalement.
  • Vous générez fiscalement un bénéfice non concrétisé en trésorerie, ce qui entraîne un impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux (CSG) à 17,2 %.
  • En contrepartie, lors de la vente du bien, l’imposition est notablement réduite grâce au régime des plus-values des particuliers avec abattement pour durée de détention :
  1. Exonération de l’impôt sur le revenu après 20 ans de détention,
  2. Exonération de la CSG après 30 ans de détention.

Investissement à l’IS (impôt sur les sociétés) :

  • La trésorerie nécessaire à l’acquisition est réduite grâce à l’amortissement du bien, qui constitue une charge calculée mais non décaissée, permettant d’obtenir un résultat faible imposé à l’IS.
  • En revanche, lors de la vente du bien, la taxation est plus lourde : elle s’applique sur la valeur d’achat diminuée des amortissements pratiqués, comparée au prix de vente.
  • Le taux d’IS est de 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice, puis de 25 % au-delà.
  • Si le capital est ensuite distribué en dividendes, il faudra ajouter un impôt sur les dividendes de 30 %.

Comparaison sur 20 ans :

  • Pour compenser l’imposition de la plus-value à l’IS, le bien doit prendre entre 80 % et 570 % de sa valeur initiale sur 20 ans, selon la structure et le niveau d’amortissement pratiqué.

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